Mise à jour le mardi 18 mars 2025 par Pierre
Né vers 1320 à Broons, Bertrand du Guesclin est le fils aîné des dix enfants de Robert II du Guesclin (v. 1300-1353), seigneur de la Motte-Broons, et de son épouse Jeanne de Malesmains (morte en 1350), dame de Sens-de-Bretagne.
Bertrand du Guesclin est issu d’une rustique seigneurie de la petite noblesse bretonne. Les Guesclin font en effet partie des familles nobles de Bretagne, mais Robert du Guesclin n’appartient qu’à la branche cadette de la famille (la branche aînée vit au château du Plessis-Bertrand et au château de la Motte-Jean) et occupe un modeste manoir à la Motte-Broons, dans le pays gallo, ce qui veut dire que sa langue maternelle fut une langue d’oïl et non le breton.
Le grand chevalier Bertrand du Guesclin était très connu de son vivant pour sa fidélité au roi, et également pour sa petite taille (d’après son gisant il mesurait moins d’1,50 m). Il serait mort d’avoir bu de l’eau trop froide lors d’un siège à Châteauneuf-de-Randon en Lozère. Ses entrailles furent enterrées à Saint-Laurent-du-Puy, ses chairs à Monferrand et ses ossements à Saint-Denis. Enfin, son cœur fut déposé à Dinan, sa ville natale.
Cette sculpture funéraire, commande de Charles V, a été réalisée par les sculpteurs Thomas Privé et Robert Loisel dans le 4e quart du XIVe siècle. Il se trouve au pied du tombeau de Charles V qui souhaitait que les ossements de son chef des armées reposent près de lui. Ce parangon de bravoure est représenté en chevalier, portant écu et épée.
Il s’agit d’un des premiers gisants non royaux à avoir été sculpté pour la basilique Saint-Denis – avec le gisant de Louis de Sancerre. Afin de valoriser la fidélité à la royauté, une dizaine de serviteurs de la couronne furent inhumés à Saint-Denis. L’abbaye devint ainsi un panthéon de la France monarchique.






